PSA retrouve sa santé financière et offre une prime de 2.000 euros à chaque travailleur

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Peugeot, reprend le chemin des bénéficies. On est désormais loin de l’année où le constructeur automobile, a failli faire faillite. En fait, PSA Peugeot Citroën a réalisé d’importants bénéfices en 2015 et devait proposer une prime d’intéressement de 2000 euros à chaque travailleur.
 
S’exprimant sur RTL, le PDG de PSA Peugeot Citroën  M. Tavares, a déclaré qu’il était « heureux pour (son) entreprise qui a réalisé d’excellents résultats en 2015 », avec une marge opérationnelle de sa branche automobile de 5% alors l’objectif prévu était de 2% à l’horizon 2018. Quant à la CGT elle a indiqué que ces retombées positives avaient été gagnées « en sacrifiant des postes « , arguant dans un communiqué  » la suppression de 17.000 emplois en trois ans, pour une hausse de la production ». Le syndicat d’ajouter que la direction de l’entreprise, utilise cette prime pour poursuivre le blocage des salaires » lancé « depuis mars 2012 ».

D’autre part, l’entreprise n’a pas débloquer le versement des dividendes aux actionnaires, mais elle a affirmé qu’elle présentera un plan de dividende respectant les exigences du secteur en 2016. PSA, qui produit les marques Peugeot, Citroën et DS, occupe la première place des constructeurs automobiles français avec: 2,97 millions d’unités produite l’année passée.

« Opportunités propices »

Ayant fait face à d’importantes crises comme celle de la crise automobile intervenue en 2008 et 2013, l’entreprise a failli déposer le bilan en 2014 et fut sauvée par l’état français et la société automobile chinoise Dongfeng, actionnaires du constructeur automobile à hauteur de 14%. M. Tavares avait alors accédé à la présidence du directoire de PSA avec comme objectif de permettre à cette icône de l’industrie française de renouer avec les bénéficies grâce à un plan appelé « Back in the race » qui devait en principe s’étendre jusqu’en 2017.

Ce plan s’est illustré par la baisse des frais à travers des sacrifices demandés aux salariés en vue d’être plus compétitif, par la simplification des séries, et des abandons (scooters, club de football FC Sochaux…). Face à une meilleure rentabilité, le nombre de véhicules qui devaient être écoulés pour supporter les frais fixes, a baissé à 1,6 million d’unités l’année passée au lieu de 2,1 millions en 2014 et encore 2,6 millions en 2013.

C’est une grande satisfaction pour le constructeur, qui a clôturé plutôt que prévu le son plan de restructuration qu’il avait mis en place.

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L'auteur

Alexandre

Grand passionné de Finance. Je suis un Français expatrié à Londres pour raisons pro, mais mon cœur reste bel et bien à Paris, ma ville de toujours.

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