Le pétrole en dessous de son niveau

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Le baril du pétrole vient de franchir un second niveau, lui permettant de descendre à son niveau le plus bas depuis 11 ans avec 36.13 dollars.

Une fois de plus, le baril de Brent qui est la référence en Europe en matière de pétrole poursuite sa descente aux enfers. A l’entame de la journée, ce lundi, il a chuté de 2% avec 36,20 dollars, un niveau jamais atteint depuis que la crise a commencé.

Ce niveau avait été atteint en décembre 2008 juste avant noël. Lorsqu’au WTI, le pétrole enregistrait une perte de 1,2% à 34 dollars le baril, niveau qu’il a touché la semaine passée.

Parmi les explications vous avez toujours la situation générale d’une offre de pétrole pléthorique comparé à la demande. Cela est provoqué par l’envol de la production américaine et au rejet de l’Opep de diminuer sa production en vue de soutenir les cours à la hausse.

Pas de rééquilibrage du marché au programme

Les visions visant le rééquilibrage ne sont pas au top. Et d’après l’Agence internationale de l’énergie, le marché sera saturé jusqu’en décembre 2016 particulièrement à cause d’une diminution de la demande et d’une progression propice de la production de l’Opep. Morgan Stanley parle également de la production américaine qui est « plus résistante que ne le prévoyaient la plupart des modèles », la production iranienne avec une production d’au moins 500.000 barils par jour (bpj) devancée au premier trimestre 2016, la hausse de la production en Libye et la diminution de la demande pour justifier cette situation d’offre amplement excédentaire.

Le résultat de cette baisse, l’Azerbaïdjan, ex-république soviétique disposant d’assez d’hydrocarbures, a été obligée de ne pas bloquer sa monnaie. Celle-ci a instantanément enregistré une perte d’un tiers de sa valeur. D’après la banque centrale du pays « la chute des cours du pétrole et la dépréciation continue des monnaies des pays partenaires, qui commence à affecter l’économie azerbaïdjanaise ».

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L'auteur

Alexandre

Grand passionné de Finance. Je suis un Français expatrié à Londres pour raisons pro, mais mon cœur reste bel et bien à Paris, ma ville de toujours.

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